Mon scanner est un pirate, et c’est mon choix
Avec l’arrivée peut-être prochaine de la loi Hadopi (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet), qui va notamment instituer le principe de riposte graduée (envoi automatique de mail lorsqu’une infraction au droit d’auteur est constatée, puis envoi d’une lettre recommandée, puis coupure de l’accès Internet, le tout de manière automatique), des chercheurs (2 professeurs et un étudiant de l’université de Washington) se sont penchés sur la manière dont sont collectées les adresses IP, permettant de remonter au titulaire de l’abonnement Internet en cas d’infraction constatée. Ils ont alors réussi (sont forts ces américains quand même) à recevoir des plaintes pour des machines n’ayant jamais vu la couleur d’un logiciel de p2p, et même pour des imprimantes et des scanners.
Au-delà de tout le bien que l’on peut penser de cette loi (je vous laisse lire cet article sur Numerama, qui explique en quoi cette loi est anticonstitutionnelle et inapplicable), voilà de quoi faire réfléchir sur la pertinence d’un traitement automatisé (même pas besoin de passer par des logiciels de p2p cryptés).